Je m'appelle Oli, et, le sport n'était pas censé être mon métier. J'en étais convaincu : transformer sa passion en travail, c'est la meilleure façon de la gâcher
Le sport était mon échappatoire — un espace à moi, loin des horaires fixes et des bureaux. Pas question d'en faire autre chose.
C'était une croyance limitante. Je l'ai travaillée, je m'en suis défait. Et aujourd'hui je fais ce que j'aurais dû faire bien plus tôt.

Un parcours construit dans le mouvement
Dès l'enfance, le sport a structuré ma vie. Des années de natation et de ski en compétition au niveau régional et national — des heures à compter les carreaux de la piscine, des saisons à enchaîner les piquets sur la neige. Le renforcement musculaire et la préparation physique faisaient partie du quotidien, pas comme une obligation, mais comme une évidence.
À 15 ans, je me suis dirigé vers les arts martiaux. Plus de 30 ans de pratique depuis — ceinture noire 1er Dan, trois entraînements par semaine, et pendant sept ans des cours donnés pour des jeunes de 15 à 65 ans au Bushido Pully. C'est là que j'ai vraiment appris à transmettre — à observer un corps en mouvement, à comprendre ce qu'il fait bien et ce qu'il compense, à adapter un geste à une personne plutôt qu'à un programme.
Mon entraîneur Fali est devenu un ami autant qu'un formateur. C'est lui qui m'a appris à habiter mon corps — à le ressentir, à le comprendre, à me l'approprier pleinement. De la pratique des arts martiaux découlent naturellement la méditation et le travail de mobilité. Cet art m'apporte autant mentalement que physiquement — et cette dimension-là, je la retrouve dans chaque séance que j'encadre.
Une carrière professionnelle dans un autre monde
Avant le 44, j'ai travaillé dans des secteurs très différents. Un apprentissage dans l'électricité, dix ans en maintenance dans l'industrie de la réfrigération, puis dix ans à la tête de ma propre société dans l'agroalimentaire.
Des métiers qui m'ont appris la rigueur, la gestion, l'organisation — et la relation humaine dans un contexte professionnel exigeant. Des compétences qui servent chaque jour dans le coaching, même si elles n'ont rien à voir avec le sport en apparence.
Mais quelque chose manquait. L'alignement entre ce que je faisais et ce que j'étais. Cette tension-là, j'ai fini par la nommer — avec l'aide d'Annie de Stimuli.ch qui m'a aidé à démolir les croyances qui m'empêchaient d'avancer.
Et j'ai changé de voie.
La formation — construire une base solide
Changer de métier après une longue carrière, ça ne s'improvise pas. J'ai suivi une formation complète de personal trainer reconnue, puis des certifications complémentaires : instructeur fitness, coach en nutrition, EREPS EQF Level 4.
J'ai approfondi les domaines que je rencontre le plus dans ma pratique : traumatologie, réathlétisation, LCA, mobilité, hypertension, diabète, toutes populations. Parce que les personnes qui viennent au 44 ne sont pas des athlètes sans historique — elles ont des douleurs, des blessures passées, des contraintes médicales, des années de sédentarité. Et un coach formé, c'est un coach qui sait quoi faire avec tout ça.
La formation continue fait partie de ma pratique. Le domaine évolue, les connaissances s'affinent — je suis cette évolution parce que c'est ce que je dois à mes clients. En savoir plus → Formations et certifications
En dehors de la salle
Dès que les beaux jours arrivent, je sors le VTT. Trail et enduro dans les Préalpes — le terrain de jeu est juste à côté. C'est là que je recharge, que je teste mon propre corps, que je reste en contact avec ce que ressentent les personnes que j'accompagne pour préparer leur saison de vélo ou de randonnée.
De novembre à avril, skis aux pieds le plus souvent possible — parfois avec les peaux de phoque pour aller chercher les sommets enneigés. La compétition est loin derrière, mais l'amour de la montagne et de la glisse est intact.
Depuis une vingtaine d'années, je pratique aussi la plongée sous-marine. Dive Master PADI, en formation avancée. Un autre univers, d'autres sensations — et la même curiosité pour ce que le corps humain peut faire quand on lui fait confiance.
Pourquoi j'ai ouvert le 44
Pas pour avoir une belle salle. Pas pour cocher les cases d'un projet entrepreneurial. Pour faire quelque chose de concret avec ce que j'ai accumulé — des années de pratique, de transmission, de compréhension du corps humain en mouvement — et le mettre au service des gens de ma région.
J'ai envie de te voir avec le sourire en sortant d'une séance qui t'a fait du bien. J'ai envie de te voir progresser vers ce que tu veux — pas vers ce que je décide pour toi. J'ai envie de te transmettre l'envie de bouger, pas juste de t'imposer un programme.
C'est pour ça que le 44 est chez moi, à Châtel-St-Denis. Que les séances sont en face à face ou en petit groupe de 4 maximum. Que la première est offerte. Et que je travaille en français, anglais, allemand et italien — parce que dans cette région à la jonction de Vaud et Fribourg, la diversité linguistique est une réalité quotidienne.
Le mouvement c'est la vie. Viens bouger.